Introduction
Dynamique, complexe et changeante, la communauté francophone de l’Ontario se compose de francophones nés en Ontario, dans d’autres régions du Canada et, de plus en plus, ailleurs dans le monde. Bien qu’ayant en commun la langue française, chaque groupe a écrit son propre chapitre de l’histoire du peuplement de l’Ontario et continue d’en enrichir le patrimoine et les pratiques culturelles.
L’Office des affaires francophones (OAF) et la Fondation Trillium de l’Ontario (FTO) ont travaillé conjointement à la réalisation de ce rapport, unis par la même volonté de bien comprendre la communauté francophone et de contribuer à son épanouissement.
Afin de mieux saisir les tendances au sein de la communauté francophone de l’Ontario, nous avons demandé à Statistique Canada d’analyser plus à fond les données de son plus récent recensement pour mettre en lumière le portrait provincial de la population francophone.
Ce rapport innove, car il utilise pour la première fois la nouvelle définition inclusive de francophone. En outre, il fournit un aperçu du profil démographique, économique et social de la population francophone de l’Ontario entre 2001 et 2006.
L’OAF et la FTO sont heureux de partager cette information avec le grand public. Nous croyons que ces renseignements seront utiles à la communauté francophone de l’Ontario et à la province dans son ensemble, de même qu’aux organismes communautaires, au secteur à but non lucratif, aux collèges et universités et à quiconque s’intéresse à la population francophone de l'Ontario.
Définition inclusive de francophone
Le 4 juin 2009, le gouvernement de l’Ontario a adopté une définition nouvelle et élargie de la population francophone pour mieux refléter la communauté francophone ontarienne.
Le rapport fait usage de cette définition plus inclusive et les chiffres peuvent, par conséquent, différer des données du recensement de 2001 et des rapports publiés antérieurement par l’OAF et la FTO. Auparavant, les francophones étaient définis en fonction de la langue maternelle. La catégorie « langue maternelle » identifiait uniquement les francophones en vertu du français comme première langue apprise à la maison dans l’enfance et encore comprise au moment du recensement.
La nouvelle Définition inclusive de francophone (DIF)1 est fondée sur trois questions du recensement au sujet de la langue maternelle, de la langue parlée à la maison et de la connaissance des langues officielles.
Faits saillants
La communauté francophone est dynamique et de plus en plus diversifiée : 10 % des francophones indiquent appartenir à des minorités visibles et près de 22 % des immigrants francophones sont arrivés entre 2001 et 2006.
Démographie
L’Ontario compte près de 600 000 francophones – en 2006, la population totale de la communauté francophone s’élevait à 582 695 personnes, soit une augmentation de 4 545 personnes depuis 2001.
Une personne sur vingt en Ontario est francophone, une population largement concentrée dans l’Est et le Nord-Est de l’Ontario. Une proportion importante de la population francophone vit dans la région du Centre de l’Ontario.
La communauté francophone est plus âgée que celle de l’Ontario dans son ensemble; elle compte proportionnellement plus de personnes âgées de 65 ans et plus, et moins de personnes âgées de moins de 35 ans.
Mobilité et lieu de naissance
Trois francophones sur cinq sont nés en Ontario et un sur cinq est né au Québec. Environ 14 % des francophones de l’Ontario sont nés à l’extérieur du Canada, et la plupart des immigrants francophones se sont établis dans le Centre de l'Ontario.
Les aspects démographiques de la communauté changent – près de 22 % des immigrants francophones sont arrivés entre 2001 et 2006, soit un pourcentage plus élevé que dans la population générale. Dix pour cent des francophones de l’Ontario proviennent de minorités visibles.
Rétention de la langue
La majorité des francophones (55 %) ont affirmé que le français est la langue parlée le plus souvent à la maison – bien que l’usage de cette langue à la maison diminue dans toutes les régions, sauf dans le Centre. Environ les deux tiers des francophones de l’Est et du Nord-Est parlent le français à la maison.
Plus des deux tiers des francophones utilisent le français au travail et près de 90 % des francophones sont bilingues.
Situation économique
Les francophones sont plus susceptibles de posséder un certificat ou un diplôme d’apprenti ou d’une école de métiers en comparaison de la population générale. Un peu moins de francophones obtiennent un diplôme d’études secondaires que l’ensemble des Ontariens.
En 2006, les francophones de l’Ontario gagnaient un revenu d’emploi moyen supérieur à celui de la population en général. Cette observation s’est avérée dans toutes les régions, toutefois les francophones du Sud-Ouest et du Nord touchaient un revenu moyen inférieur à celui des francophones du Centre et de l’Est. L’écart salarial entre les femmes et les hommes francophones était moindre que dans la population ontarienne dans son ensemble.
Bien que le taux de chômage soit semblable à celui de la population générale, on constate des écarts entre les régions : on trouvait le plus haut taux de chômage dans le Nord et le plus bas dans l’Est.
En 2006, moins de francophones de l’Ontario vivaient sous le seuil de faible revenu comparativement à la population dans son ensemble. Les francophones habitant dans le Centre de l'Ontario et, en particulier à Toronto, présentaient la plus forte proportion de personnes vivant sous le seuil de faible revenu.
Aspects démographiques
La population francophone s’est accrue dans l’Est et le Centre de l’Ontario.
Entre 2001 et 2006, la communauté francophone s’est accrue de 4 545 personnes pour s’établir à un total de 582 695 personnes. Le nombre de francophones a augmenté dans l’Est et le Centre de l’Ontario, mais a diminué dans les autres régions de la province. La communauté francophone du Centre de l’Ontario a connu une hausse de plus de 5 000 personnes alors que la population de Toronto a diminué d’environ 1 300 résidents.
La communauté francophone représente 4,8 % de la population de la province. Toutefois, ce pourcentage varie selon les régions : une personne sur quatre dans le Nord-Est (24 %) contre près d’une personne sur six dans l’Est (15,3 %). Ailleurs, la communauté francophone représente moins de 5 % de la population totale.
La plus grande concentration de francophones se situe dans l’Est de l’Ontario.
Presque les deux tiers des francophones de la province vivent dans l’Est et le Nord-Est (41,5 % dans l’Est et 22,5 % dans le Nord-Est). Deux personnes sur cinq ou 226 465 franco - phones vivent dans la région de Champlain2. Même si les francophones ne comptent que pour 2 % de la population totale dans le Centre de l’Ontario, la région abrite 28,7 % de la population francophone de la province, dont presque le tiers vit à Toronto.
Les minorités visibles francophones sont surtout regroupées dans le Centre et l’Est de l'Ontario.
Dix pour cent des francophones de l'Ontario s'identifient comme faisant partie de minorités visibles. Tout comme pour les minorités visibles de la population générale, les francophones des minorités visibles habitent surtout dans le Centre de l’Ontario. On y dénombre trois francophones sur cinq appartenant aux minorités visibles de la province. En fait, un francophone sur cinq dans le Centre fait partie d’une minorité visible, ce qui est presque un sur trois à Toronto.
On constate aussi une grande concentration de francophones des minorités visibles dans l’Est de l’Ontario. Plus de 20 000 vivent dans la région de Champlain, et presque tous à Ottawa (19 905). Bien que ce nombre représente plus du tiers de la population francophone appartenant aux minorités visibles en Ontario, cette population ne constitue que 9 % de la population francophone totale de la région de Champlain.
Il y a beaucoup moins de francophones des minorités visibles dans les autres parties de la province : moins d'un francophone sur dix dans le Sud-Ouest est membre d’une minorité visible, et moins d’un sur cent dans le Nord-Est et le Nord-Ouest.
2. Située dans l’Est de l’Ontario, la région de Champlain comprend Pembroke, Ottawa, Cornwall et Hawkesbury.
Groupes d’âge
La communauté francophone de l’Ontario est plus âgée
que la population de la province dans son ensemble
En comparaison de l’ensemble de l’Ontario, il y a proportionnellement plus de francophones dans les catégories d’âge de 35 ans et plus et proportionnellement moins dans les catégories d’âge au-dessous de 35 ans.
La pyramide des âges pour l’Ontario illustre en détail les différences entre la communauté francophone et la population ontarienne quant à la répartition par âges. Il y a, par comparaison à la population totale, proportionnellement plus de francophones dans les catégories d’âge de 40 ans et plus et moins dans les catégories d'âge inférieures. La pyramide montre aussi qu'il y a plus de femmes que d'hommes dans tous les groupes d'âge de 70 ans et plus, tant dans la communauté francophone que la population totale.
La communauté francophone vieillit. Entre 2001 et 2006, l’âge médian des francophones, c’est-à-dire l'âge qui divise la population entre deux groupes de taille égale, était plus élevé et augmentait plus rapidement dans la population francophone que dans la population provinciale. L’âge médian de la population francophone est passé de 40,3 ans en 2001 à 42,7 ans en 2006, en comparaison de 37 ans contre 38,7 ans pour l’ensemble de l’Ontario. En fait, la communauté francophone a un âge médian plus élevé dans chaque région de la province.
La population francophone du Sud-Ouest et du Nord-Ouest est plus âgée que celle des autres régions.
Les personnes âgées comptent pour presque un francophone sur quatre dans le Sud-Ouest (23,2 %) et un sur cinq dans le Nord-Ouest (19,2 %).
La proportion de personnes âgées dans la communauté francophone est particulièrement élevée dans la région d’EKL (27 %). Elle est cependant moindre à Toronto que dans les autres régions de la province (12,6 %).
Lieu de naissance et immigration
Dans l’ensemble, trois francophones sur cinq sont nés en Ontario, un sur cinq au Québec et le reste à l’extérieur du Canada (13,7 %) et dans les autres provinces (5,2 %).
La composition de la communauté francophone varie d’une région à l’autre. Dans le Nord-Est de l’Ontario, quatre francophones sur cinq sont nés en Ontario; en comparaison, peu sont nés au Québec (14 %) et moins d’un pour cent sont nés hors du Canada. Dans le Nord-Ouest, un peu plus de la moitié sont nés en Ontario, presque le tiers au Québec et 16 % dans une autre province canadienne.
Par contraste, seulement 37 % des francophones du Centre de l’Ontario sont nés dans la province, tandis que le quart sont nés au Québec et près du tiers à l’extérieur du Canada. À Toronto, presque la moitié des francophones sont nés hors du pays.
Il est intéressant de noter que la proportion de francophones nés à l'extérieur du Canada est plus élevée dans le Sud-Ouest que dans l’Est (13 % contre 9,6 %).
La majorité des immigrants francophones sont nés en Europe et en Afrique.
Plus du tiers des immigrants francophones provient de l’Europe (36,7 %) et un quart vient de l’Afrique (26,4 %).
Le profil est très différent chez les immigrants francophones qui ont indiqué appartenir à une minorité visible. Seulement 3,3 % provenaient de l’Europe et environ deux sur cinq sont nés en Afrique (41,2 %). Près d'un immigrant francophone sur quatre appartenant à une minorité visible provenait de l'Asie (23.2 %).
La communauté francophone présente une proportion élevée d’immigrants récents.
Plus d'un immigrant francophone sur cinq est arrivé en Ontario entre 2001 et 2006, soit un pourcentage supérieur à celui de la population totale. L'immigration récente est particulièrement élevée chez les immigrants francophones des régions d’EKL, de Toronto et du Centre de l’Ontario.
Mobilité
La migration en Ontario provient principalement du Québec et de l’extérieur du Canada.
Entre 2001 et 2006, 44 530 francophones se sont installés en Ontario; 19 740 provenaient du Québec, 6 965 venaient des autres provinces canadiennes et 17 825 d’autres pays. Le groupe de francophones en provenance d’un autre pays est légèrement moins important que celui des francophones originaires du Québec, à savoir une différence de près de 2 000 personnes de moins3.
Toronto et Ottawa – Communautés de choix pour les francophones s’établissant en Ontario.
Plus d’un francophone sur trois originaire d’un autre pays s’est installé à Toronto (36,2 %) et plus d’un sur quatre (27,4 %) à Ottawa. La majorité des francophones qui provenaient d’un autre pays sont membres d’une minorité visible (53,3 %).
Presque un tiers des francophones provenant du Québec (32,8 %) s’est établi dans la région d’Ottawa et près d’un sur dix à Toronto (11,1 %).
3. Personnes âgées de 20 ans ou plus.
Langue
Rétention linguistique : Plus de la moitié des francophones utilisent le français à la maison, mais son usage diminue
En Ontario, 55,3 % des personnes dont la langue maternelle4 est le français l’indiquent comme étant la langue parlée le plus souvent à la maison.
Entre 2001 et 2006, la proportion de la communauté francophone qui affirmait que le français était la langue parlée le plus souvent à la maison a diminué dans chaque région, sauf le Centre de l’Ontario, où elle est demeurée stable à environ 33 %. Les baisses les plus marquées sont observées dans le Nord-Est et le Sud-Ouest de l’Ontario.
Les francophones du Nord et de l’Est de l'Ontario sont
les plus susceptibles de parler le français à la maison.
Les taux de rétention de la langue maternelle sont plus élevés dans l’Est (68,5 %) et dans le Nord-Est (63,5 %), soit les deux régions ayant la plus forte concentration de francophones. La rétention linguistique est sensiblement inférieure dans le Sud-Ouest (24,1 %) et dans le Centre (33,8 %).
Augmentation des familles exogames (familles dont un seul conjoint est francophone).
L’augmentation de familles exogames constitue l’une des causes de la baisse du taux de rétention de la langue française.
Depuis 1996, on observe une diminution soutenue du nombre de familles où les deux conjoints ont le français comme langue maternelle. Seulement un tiers des familles francophones est composé de deux conjoints ayant le français comme langue maternelle (familles endogames), ce qui constitue une diminution par rapport à 35,2 % en 2001 et à 39,4 % en 1996.
La proportion de familles endogames varie d’une région à l’autre. Elle est plus élevée dans le Nord-Est (46,2 %) et dans l’Est (42,5 %) et plus faible dans le Sud-Ouest (14,1 %) et le Centre (17 %).
Langue Parlée au travail
Parler en français au travail est courant pour les francophones.
Plus des deux tiers des francophones (67,1 %) utilisent le français au travail – soit régulièrement, soit le plus souvent – quoique cette donnée varie considérablement d’une région à l’autre.
Presque un francophone sur trois a indiqué utiliser le français le plus souvent au travail (32,6 %). La proportion de la communauté francophone qui utilise le français le plus souvent au travail est remarquablement plus élevée dans l’Est (45,2 %) et le Nord-Est (37,7 %) que dans les autres régions.
Bilinguisme
La plupart des francophones de l’Ontario sont bilingues5
Près de neuf francophones sur dix (87,7 %) sont bilingues comparativement à 11,5 % de la population totale. En fait, dans l’ensemble des régions, plus de 85 % des francophones sont bilingues.
4. Contrairement à d’autres renseignements du présent rapport qui se fondent sur la définition inclusive de francophone, veuillez noter que la rétention linguistique est mesurée en fonction de la langue parlée à la maison pour les personnes dont le français est la langue maternelle.
5. Le taux de bilinguisme est mesuré en fonction de la connaissance des langues officielles, c’est-à-dire la capacité de tenir une conversation en français et en anglais.
Scolarité
Niveaux de scolarité
Les francophones sont plus susceptibles de posséder un certificat ou un diplôme d’apprenti ou d’une école de métiers et moins susceptibles de détenir un grade universitaire
En 2006, moins de francophones en âge de travailler (de 25 à 64 ans) avaient terminé leurs études secondaires en comparaison de la population totale (23,1 % contre 25 %). La proportion des francophones détenant un certificat, diplôme ou un grade universitaire est également plus faible (28 % contre 30,7 %). Toutefois, les francophones sont plus susceptibles d’avoir achevé un certificat ou un diplôme d’apprenti ou d’une école de métiers que la population générale (11 % par rapport à 8,8 %).
La proportion de francophones détenant un grade universitaire (baccalauréat ou plus) varie d’une région à l’autre. Presque un tiers des francophones dans le Centre de l’Ontario ont un grade universitaire en comparaison de un sur dix dans le Nord-Est. En fait, une proportion supérieure de francophones dans le Centre détiennent un baccalauréat, ce qui est plus élevé que chez les Ontariens dans leur ensemble (32,2 % par rapport à 28,1 %).
Domaine d’études
Les hommes et les femmes francophones choisissent différents domaines d’études.
Pour les hommes, les deux domaines d’études les plus populaires sont : le commerce, la gestion et l’administration publique et l’architecture, le génie et les services connexes. Pour les femmes, l’éducation et les sciences sociales et de comportements et le droit constituent les domaines d’études de prédilection.
Comparativement à l’ensemble des Ontariens, les francophones ayant un grade universitaire sont plus susceptibles d’étudier dans le domaine de l’éducation (17,6 % par rapport à 11,8 %), et un peu plus susceptibles d’étudier les sciences humaines (12,3 % contre 11,1 %).
Dans les autres domaines d'études, les francophones détenteurs d'un grade universitaire sont sous-représentés; ce fait est particulièrement vrai en architecture, en génie et dans les services connexes (10,8 % contre 13,2 %) et en sciences physiques et de la vie et technologies (6 % par rapport à 7,4 %).
Professions
Les hommes et les femmes francophones choisissent différentes professions.
Presque le tiers des femmes francophones ont un emploi dans les domaines des affaires, de la finance et de l’administration par rapport à un homme francophone sur dix (30,8 % contre 11,1 %). Il est à noter que plus de femmes que d’hommes francophones travaillent dans la vente et les services (24,7 % par rapport à 18,2 %) ou dans des professions ressortissant aux sciences sociales, à l’enseignement, à l’administration publique et à la religion (16 % contre 6,5 %). Par contraste, une proportion bien plus élevée d'hommes que de femmes francophones exercent leur profession dans le domaine des métiers, du transport et de la machinerie (26,5 % par rapport à 1,8 %).
En général, les francophones sont concentrés dans des catégories professionnelles semblables à celles de la population générale. Toutefois, il y a des différences entre les deux groupes. Les hommes et les femmes francophones sont sous-représentés dans les professions liées à la vente et aux services, à la transformation, à la fabrication et aux services d’utilité publique. Ils sont surreprésentés dans les sciences sociales, l’enseignement, l’administration publique et la religion, en particulier dans la sous-catégorie enseignement.
Marché du travail
Taux d’activité
En 2006, proportionnellement moins d'hommes et de femmes francophones faisaient partie de la population active6 par rapport à l'ensemble de la province.
Le taux d’activité des francophones du Centre de l’Ontario était plus élevé (67,3 %) que celui des autres régions de la province. À l’exception de l’Est de l’Ontario, le taux d’activité des francophones était plus faible que celui de la population totale dans toutes les régions. L’écart le plus marqué entre la communauté francophone et la population totale s’observait dans le Sud-Ouest (56,7 % contre 66,4 %).
On observe une tendance semblable dans les autres régions, exception faite de Toronto, où le taux d’activité de la population francophone est supérieur à celui de la population totale (68,5 % par rapport à 65 %).
Taux de chômage7
En 2006, un peu plus de femmes que d’hommes francophones étaient sans emploi (6,4 % contre 6 %). L’écart entre les hommes et les femmes était plus marqué dans la population générale, soit 6,8 % des femmes sans emploi comparativement à 6 % chez les hommes.
Il existe cependant des variations régionales importantes. Tant dans la communauté francophone que la population totale, le chômage était le plus élevé dans le Nord-Est de l’Ontario et le moins élevé dans l’Est de l’Ontario.
En 2006, les francophones faisaient meilleure figure que la population totale dans le Nord-Est, le Nord-Ouest et l’Est de l'Ontario. Toutefois dans le Sud-Ouest, le taux de chômage était plus élevé chez les francophones que dans l’ensemble de la population.
Le taux de chômage des francophones du Centre de l’Ontario s’élevait à 6,4 %, toutefois il était plus élevé à Toronto (7,8 %). Cette observation vaut aussi pour l’ensemble de la population ontarienne (6,4 % contre 7,6 %).
6. Le taux d’activité correspond à la population qui détient un emploi ou qui est à la recherche d’un emploi, par rapport à la population totale âgée de 15 ans ou plus. Les renseignements relatifs à la population active dans la présente section utilisent les réponses qui renvoient à la période antérieure au recensement de mai 2006. Depuis lors, il s’est produit des changements importants dans le marché du travail, notamment la hausse du taux de chômage, les pertes d’emplois à temps plein et le déclin du secteur automobile et des secteurs connexes à la fabrication.
7. Le taux de chômage est le pourcentage de personnes sans emploi par rapport à la population active totale.
Aperçu du revenu
Dans le passé, la communauté francophone de l’Ontario tendait à avoir des niveaux de revenus inférieurs à ceux de la population générale. Cette tendance est en train de changer. En 2006, les francophones gagnaient plus que leurs homologues provinciaux. Cela s’avère dans les divers types de revenus : revenu d’emploi, revenu total et revenu familial.
Ensemble des francophones
Dans l’ensemble, en 2006, le revenu d’emploi médian des francophones de l’Ontario était supérieur de près de 3 500 $ à celui de la population générale. Même si l’écart entre les revenus d’emploi moyens des deux groupes était faible, les francophones gagnaient plus que la population générale, soit 600 $ de plus. Les francophones âgés de 55 ans et plus constituent une exception. Ils avaient un revenu d'emploi médian inférieur à celui des Ontariens des mêmes groupes d’âge.
En outre, les francophones étaient sous-représentés dans les niveaux de revenus d’emploi inférieurs à 40 000 $ et surreprésentés dans les niveaux de revenus plus élevés. Si on considère les autres types de revenus (p. ex., le revenu individuel total ou le revenu familial), on constate que les francophones de l’Ontario présentaient aussi des niveaux de revenu légèrement supérieurs à ceux de la population dans son ensemble.
Variations Régionales
Le revenu d’emploi médian chez les francophones de l’Ontario en 2006 était de 32 804 $, cependant il y avait des variations entre les régions. Ainsi, le revenu d'emploi variait de 28 129 $ dans le Nord-Est contre 34 406 $ dans l’Est. Peu importe le type de revenu considéré, les francophones du Nord-Est gagnaient moins que les francophones des autres régions, contrairement aux francophones de l’Est qui gagnaient plus. On observe une tendance semblable dans la population totale de ces mêmes régions. Les niveaux de revenu étaient aussi relativement faibles dans le Sud-Ouest, fait qui peut s’expliquer en partie par la proportion supérieure de personnes âgées dans cette région.
Hommes et Femmes
Les femmes francophones avaient un revenu d’emploi ou un revenu total plus élevé que celui de leurs homologues ontariennes, autant pour les valeurs médianes que moyennes. L’écart (3 656 $) est plus marqué si l’on compare le revenu d’emploi médian des femmes francophones à celui des femmes de la population totale (27 411 $ par rapport à 23 755 $).
Les hommes francophones de l’Ontario ont un revenu d’emploi moyen légèrement inférieur à celui des hommes de la population générale (46 815 $ contre 47 513 $). Toutefois, le revenu d’emploi médian des hommes francophones est supérieur de 3 225 $ à celui des hommes de la population totale (38 927 $ par rapport à 35 702 $). Dans la même veine, le revenu total moyen des hommes de la communauté francophone est légèrement inférieur à celui des hommes de la population générale (46 001 $ par rapport à 46 962 $), mais le revenu total médian est plus élevé (36 597 $ contre 34 454 $).
L’écart salarial entre les hommes et les femmes est plus faible chez les francophones que dans la population totale. Le revenu d’emploi moyen des femmes francophones représente 70,8 % du revenu d’emploi moyen des hommes francophones. Le revenu moyen des femmes est équivalent à 64,5 % de celui de leurs homologues masculins dans la population totale.
Principale source du revenu
Le revenu d’emploi constitue la principale source de revenu pour la grande majorité des francophones. On observe le même phénomène dans la population totale. Toutefois, dans la communauté francophone, plus d’une personne sur cinq tire son revenu principalement des transferts gouvernementaux. Ce pourcentage est plus élevé que dans la population générale (23,7 % par rapport à 21,8 %).
La composition du revenu des hommes et des femmes diffère de façon significative. Plus de femmes que d’hommes francophones dépendent des transferts gouvernementaux (28 % par rapport à 18,8 %).
Seuil de faible revenu
En Ontario, près d’un francophone sur dix touchait un revenu après impôts inférieur au seuil de faible revenu, en 200610.
La proportion de francophones vivant sous le seuil de faible revenu est relativement élevée dans le Centre de l’Ontario (12,2 %), en particulier à Toronto (18,7 %). Elle est moins élevée dans le Nord-Est et le Nord-Ouest (7,1 %), y compris les régions de MNPST (6,9 %) et d’ACMS (7,2 %), qui font partie du Nord-Est de l’Ontario.
Dans la plupart des régions, il y avait proportionnellement moins de francophones vivant sous le seuil de faible revenu que dans la population générale. Cette différence est plus marquée dans le Nord-Est où 7,1 % des francophones vivent sous le seuil de faible revenu contre 8,7 % de la population de la région.
Ce n’est que dans le Sud-Ouest que la proportion de francophones vivant sous le seuil de faible revenu est sensiblement plus élevée que dans la population totale (9,6 % par rapport à 8,3 %). Dans le Centre, la proportion de francophones vivant sous le seuil de faible revenu est semblable à celle de la population totale (12,2 % contre 12,1 %).
8. Le recensement fournit un certain nombre de façons de mesurer le revenu d’une communauté, notamment les revenus d’emploi, le revenu total (gains issus des traitements et salaires ou de son propre travail autonome, investissements, retraites et transferts gouvernementaux) ou la prise en considération de la somme des revenus d’une famille. Aux fins du présent rapport, les données sur le revenu sont présentées selon chacune de ces perspectives pour offrir le portrait le plus complet possible de l’état du revenu de la communauté francophone.
9. Le revenu médian est le niveau de revenu au-dessus duquel se situe la moitié des personnes et audessous duquel se situe l’autre moitié. La médiane, contrairement à la moyenne, est une mesure de distribution moins biaisée par la présence de valeurs extrêmes.
10. Pour la première fois, le recensement a recueilli des renseignements sur le revenu après impôts des Canadiens, c’est-à-dire le revenu total provenant de toutes sources moins les impôts sur le revenu. Le seuil de faible revenu après impôts présente l’avantage, par rapport au seuil de faible revenu avant impôts, de décrire avec plus de précision le revenu disponible des familles.
Régions désignées
La grande majorité des francophones (81,2 %) habitent dans les 25 régions désignées en vertu de la Loi sur les services en français, tandis que seulement 53,7 % de la population totale de la province y vivent.
• Cité de Hamilton : la totalité
• Cité de Toronto : la totalité
• Comté d'Essex : la cité de Windsor; les villes de : Belle River et Tecumseh; les cantons de : Anderdon, Colchester North, Maidstone, Sandwich South, Sandwich West, Tilbury North, Tilbury West et Rochester
• Comté de Dundas : le canton de Winchester
• Comté de Frontenac : la cité de Kingston
• Comté de Glengarry : la totalité
• Comté de Kent : la ville de Tilbury; les cantons de : Dover et Tilbury East
• Comté de Middlesex : la ville de London
• Comté de Prescott : la totalité
• Comté de Renfrew : la cité de Pembroke; les cantons de : Stafford et Westmeath
• Comté de Russell : la totalité
• Comté de Simcoe : la ville de Penetanguishene; les cantons de Tiny et Essa
• Comté de Stormont : la totalité
• District d'Algoma : la totalité
• District de Cochrane : la totalité
• District de Kenora : le canton d'Ignace
• District de Nipissing : la totalité
• District de Parry Sound : municipalité de Callander
• District de Sudbury : la totalité
• District de Thunder Bay : les villes de Geraldton, Longlac et Marathon; les cantons de Manitouwadge, Beardmore, Nakina et Terrace Bay
• District de Timiskaming : la totalité
• Municipalité régionale de Niagara : les cités de : Port Colborne et Welland
• Municipalité régionale de Peel : la cité de Mississauga, la cité de Brampton
• Ville d’Ottawa : la totalité
• Ville du Grand Sudbury : la totalité
Caractéristiques régionales
L’Est de l’Ontario
L’Est de l’Ontario compte plus de 40 % de la communauté francophone de la province et plus du tiers de la population francophone appartenant à une minorité visible. La plupart des francophones de minorités visibles de la région résident dans Champlain, principalement à Ottawa.
Par rapport aux francophones du Nord-Est, ceux de l’Est représentent une proportion plus faible de la population totale de leur région (15,3 % par rapport à 24 %), toutefois la rétention de la langue française y est plus élevée (68,5 % par rapport à 63,5 %). Ces francophones sont aussi plus susceptibles d’utiliser le français au travail (84,5 % par rapport à 79,8 %11). La proximité de la région avec le Québec et l’accès à un large éventail de médias francophones peuvent expliquer en partie ce phénomène.
Le niveau de scolarité de la communauté francophone est relativement élevé, comme c’est le cas dans la population générale. En effet, plus d’un quart de la communauté francophone possède un grade universitaire (26,2 %). En 2006, le revenu d’emploi médian de même que le revenu total médian se classaient parmi les plus élevés dans la province. Cette région présentait aussi le taux de chômage le moins élevé12.
Le Centre de l’Ontario
Le Centre de l’Ontario accueille 28,7 % de la population francophone de la province, dont presque le tiers vit à Toronto.
Trois francophones sur cinq de minorités visibles habitent cette région (57,6 %). Par ailleurs, les minorités visibles francophones représentent 20 % de la population francophone du Centre. À Toronto, cette proportion est près de un sur trois (31,4 %).
C’est dans cette région qu’habitent le plus de francophones nés à l’extérieur du Canada (30,4 %). En particulier, à Toronto, presque la moitié des francophones sont nés dans un autre pays (47,7 %).
Une proportion relativement importante des immigrants francophones est arrivée entre 2001 et 2006 (22,7 %). Ce pourcentage est encore plus élevé à Toronto où un immigrant francophone sur quatre (25,8 %) est un immigrant récent.
Le Centre de l’Ontario présente la plus forte proportion de francophones détenteurs d’un grade universitaire (28,1 %).
En 2006, le taux d’activité de la communauté francophone du Centre était supérieur à celui des autres régions de la province (67,3 %), en particulier, à Toronto (68,5 %)13.
Toutefois, Toronto accusait un taux de chômage relativement élevé par rapport à celui du Centre de l'Ontario, en 2006. Ce fait se vérifie dans la communauté francophone (7,8 % à Toronto contre 6,4 % dans le Centre) comme dans la population totale (7,6 % à Toronto contre 6,4 % dans le Centre). Au moment du recensement de 2006, le Centre de l’Ontario, en particulier Toronto, présentait une proportion plus élevée de francophones vivant sous le seuil de faible revenu (12,2 % dans le Centre de l’Ontario; 18,7 % à Toronto).
Le Sud-Ouest de l’Ontario
Dans le Sud-Ouest, les francophones représentent 2,3 % de la population alors qu’ils constituent 5,9 % de la population francophone totale de l’Ontario.
Presque un francophone sur quatre y est âgé de 65 ans ou plus (23,2 %). En 2006, le taux d’activité de la communauté francophone y était plus faible que dans les autres régions. Il convient ainsi de noter que 27 % de la communauté francophone dans la région d’EKL est âgée de 65 ans et plus; le taux d’activité y est même plus faible que dans le Sud-Ouest (53,3 % contre 56,7 %)14.
La proportion de familles dans lesquelles les deux conjoints sont francophones (14,1 %) y est la plus faible en Ontario, et la rétention de la langue française y est aussi la plus basse (24,1 %).
Le Nord-Est de l’Ontario
Le Nord-Est compte la plus forte proportion de francophones. En effet, dans cette région, une personne sur quatre est francophone. Il n’est donc pas surprenant qu’il y ait plus de familles dont les deux conjoints sont francophones (46,2 %) dans cette région qu’ailleurs. En outre, la rétention linguistique y est aussi relativement élevée (63,5 %) et presque quatre francophones sur cinq utilisent le français au travail (79,8 %)15.
C’est dans le Nord-Est qu'on trouve la plus grande proportion de francophones nés en Ontario. Cinq francophones sur six de cette région sont nés en Ontario (83,2 %), et moins d’un pour cent des francophones sont nés à l’extérieur du pays.
Le Nord-Est est économiquement désavantagé par rapport aux autres régions, et ce fait se vérifie aussi dans la population francophone. Les francophones du Nord-Est sont moins susceptibles de posséder un grade universitaire. En 2006, ils présentaient un revenu d’emploi et un revenu total médian inférieurs et un taux de chômage supérieur à ceux observés dans les autres régions16.
Malgré un niveau de revenu inférieur, la proportion des francophones vivant sous le seuil de faible revenu en 2006 était beaucoup plus faible que dans le Centre et l’Est de l’Ontario (7,1 % dans le Nord-Est contre 12,2 % dans le Centre et 9,7 % dans l’Est). Ces deux dernières régions affichaient des revenus médians plus élevés (revenu d’emploi, revenu total et revenu familial) que dans le Nord-Est de la province.
On observe une tendance semblable dans la région de MNPST où le pourcentage de la communauté francophone vivant sous le seuil de faible revenu est inférieur à celui du Centre, de l’Est et du Nord-Est malgré les revenus médians de MNPST qui sont moins élevés que dans ces trois régions (revenu d’emploi, revenu total et revenu familial).
Le Nord-Ouest de l’Ontario
Moins de 2 % des francophones de l’Ontario vivent dans le Nord-Ouest. Une proportion relativement élevée d’entre eux sont des personnes âgées (19,2 %). Trois francophones sur dix sont nés au Québec alors que un sur sept est originaire d’une autre province.
Comme dans le Nord-Est de l’Ontario, les francophones du Nord-Ouest sont moins susceptibles de posséder un grade universitaire (12,8 %). En 2006, le taux de chômage était relativement élevé par rapport à celui des autres régions. Toutefois, le taux de chômage des francophones y est inférieur à celui de la population totale de la région (6,9 % par rapport à 8,3 %).
Le revenu d’emploi et le revenu total médian des francophones de cette région étaient substantiellement plus élevés que ceux des francophones du Nord-Est. Le revenu médian des francophones y était aussi supérieur à celui de la population totale (revenu d’emploi et revenu total). En 2006, la proportion des francophones vivant sous le seuil de faible revenu était semblable à celle des francophones du Nord-Est.
11. Le plus souvent ou régulièrement.
12. Données recueillies en 2006, année où le dernier recensement a été effectué. Depuis, la situation d’ensemble a probablement changé de manière importante.
13. Idem.
14. Idem.
15. Le plus souvent ou régulièrement.
16. Données recueillies en 2006, année où le dernier recensement a été effectué. Depuis, la situation d’ensemble a probablement changé de manière importante.
Concepts et définitions
Bilinguisme
Connaissance des langues officielles, c’est-à-dire la capacité de tenir une conversation dans les deux langues officielles, soit le français et l’anglais.
Familles endogames et exogames
La famille endogame est une famille biparentale avec enfants et dont les deux conjoints sont francophones. La famille exogame est une famille biparentale avec enfants et dont seulement un des conjoints est francophone.
Famille de recensement (modifiée en 2006)
Désigne un couple marié (avec ou sans enfants d'un conjoint ou des deux conjoints), un couple en union libre (avec ou sans enfants d'un conjoint ou des deux conjoints), un parent seul, sans égard à son état civil et ayant au moins un enfant vivant dans le même logement. Un couple peut être composé de personnes de sexes différents ou de même sexe. Les « enfants » d’une famille de recensement comprennent les petits-enfants vivant avec leurs grands-parents, mais sans parent présent.
Langue maternelle
Première langue apprise à la maison dans l’enfance et encore comprise par le recensé au moment du recensement.
Langue parlée à la maison
Langue parlée le plus souvent ou régulièrement à la maison par le recensé au moment du recensement. Statistique Canada recueille des données sur les langues parlées régulièrement à la maison depuis 2001.
Langue de travail
Langue parlée le plus souvent ou régulièrement au travail par la personne visée au moment du recensement. Cette variable a été introduite dans le recensement de 2001.
Le plus haut certificat, diplôme ou grade
Variable dérivée indiquant le certificat, diplôme ou grade atteint le plus élevé.
Minorité visible
Au sens de la Loi sur l'équité en matière d'emploi du gouvernement fédéral, une personne appartenant à une minorité visible est une personne qui n’est pas Autochtone, qui n’est pas de race blanche et qui n’a pas la peau blanche. Population active
Personnes âgées de 15 ans et plus qui étaient occupées ou au chômage pendant la semaine (du dimanche au samedi) ayant précédé le jour du recensement (le 16 mai 2006). Elle exclut les pensionnaires d’établissements institutionnels.
Population francophone
La population francophone est estimée d’après une nouvelle variable introduite par le gouvernement ontarien en juin 2009 pour mieux refléter les nouvelles réalités et la diversité de la communauté francophone de l’Ontario. La nouvelle définition ou Définition inclusive de francophone (DIF) est une variable dérivée calculée en fonction de trois questions du recensement : la langue maternelle, la langue parlée à la maison et la connaissance des langues officielles.
La DIF mesure le nombre de personnes dont la langue maternelle est le français et y ajoute celles dont la langue maternelle est ni le français ni l'anglais, mais qui ont une connaissance particulière du français comme langue officielle et qui utilisent le français à la maison, y compris les immigrants récents en Ontario pour qui le français est la langue d'intégration.
Population immigrante
Personnes ayant le statut d’immigrant reçu au Canada. Un immigrant reçu est une personne à qui les autorités de l’immigration ont accordé le droit de résider au Canada en permanence. Certains immigrants résident au Canada depuis un certain nombre d'années, tandis que d'autres sont arrivés récemment.
Principal domaine d’études
Principale discipline ou sujet d’apprentissage ou de formation de la personne possédant le grade, le certificat ou le diplôme postsecondaire le plus élevé selon la classification des programmes d’enseignement (CPE).
Principale source de revenu
Principale source de revenu désigne la composante représentant la part la plus importante du revenu total du répondant en 2005 : revenu d’emploi (salaire, traitement, revenu d’un travail autonome), revenu de placements (dividendes, intérêts ou autre revenu de placements), transferts gouvernementaux (pension de sécurité de la vieillesse et supplément de revenu garanti, prestations du Régime de pensions du Canada, prestations d’assurance-emploi, prestations fiscales canadiennes pour enfants et autre revenu provenant de sources publiques), autres revenus (pensions de retraite, rentes et autre revenu en espèces).
Profession
Profession signifie le type de travail effectué par le répondant pendant la semaine de référence, selon le travail effectué et la description des tâches les plus importantes de son travail. Les données du recensement de 2006 sur les professions sont classées conformément à la Classification nationale des professions pour les statistiques de 2006 (CNP–S 2006).
Régions Désignées
La Loi sur les services en français (1986) garantit à chaque personne le droit de recevoir les services gouvernementaux de la province en français dans 25 régions désignées de l'Ontario. Les régions désignées sont les régions où résident au moins 10 % de francophones, les centres urbains avec au moins 5 000 francophones et les régions désignées par le gouvernement de l’Ontario entre 1978 et 1985.
Revenu d’emploi
Revenu reçu au cours de l’année civile 2005 par les personnes âgées de 15 ans et plus sous forme de salaires et traitements, de revenu net de l’exploitation d’une entreprise non agricole non constituée en société et / ou de l’exercice d’une profession et de revenu net provenant d’un travail autonome agricole.
Revenu familial
Somme des revenus de tous les membres de la famille âgés de 15 ans et plus pendant l'année civile 2005. Le revenu comprend les salaires et traitements, le revenu net provenant d’un travail autonome agricole, le revenu net de l’exploitation d’une entreprise non agricole non constitu&